Montage vidéo : carnet de bord d’un monteur

Le montage vidéo, appelé editing en anglais, est ce qu’on considère souvent comme la troisième écriture d’un film ou d’une vidéo. Je vous raconte ici comment s’est déroulé le montage du clip de prévention « Qui va payer l’audition ? ».

Le clip « Qui va payer l’audition ? » est un projet porté par Thomas Peraire, professeur au Centre de Formation des Métiers d’Agen et réalisé par Rémi Dupouy, auteur de documentaires animaliers. La réalisation de ce film à mis à contribution tous les élèves d’une classe du CAP peinture et carrosserie.  Leur but ? Participer au concours organisé par l’INRS sur la thématique du risque au travail et dans le milieu de l’apprentissage professionnel. Le montage vidéo s’est déroulé en trois étapes.

Préparer le terrain avant le tournage

Lorsque Rémi m’a sollicité pour réaliser le travail de post-production de cette vidéo, nous avons échangé par téléphone à plusieurs reprises pour clarifier les intentions, les détails techniques, décider d’un agenda et d’un mode opératoire. Cette étape est essentielle car elle permet au réalisateur et au monteur d’harmoniser leurs méthodes de travail.

Pour ma part, cela m’a permis d’en savoir davantage sur le style de rendu que Rémi attendait. En l’occurrence, il recherchait quelque chose de « clipé », avec un rythme assez soutenu et des alternances entre lent et rapide. A la suite de nos échanges, Rémi m’a fourni un découpage technique, première écriture de son histoire. Ce document spécifie les effet visuels et sonores voulus. Il m’a entre autre permis de constituer à l’avance une sonothèque avec des bruits susceptibles d’être utilisés pour le mixage son.

Extrait du montage vidéo institutionnelle sur les risques liés au bruit.
Lucas travaille sans casque et s’expose au bruit. Extrait de « Qui va payer l’audition ? ».

Visionnage des rushs et directions de montage

Une fois le tournage réalisé, Rémi et Thomas sont venus m’apporter les rushs à Toulouse. Nous avons passé trois heures ensemble à visionner une à une toutes les prises réalisées afin de choisir ensemble les meilleures. Thomas a parlé de pédagogie, Rémi d’esthétique, les deux m’ont de nouveaux livré leur vision et leurs attentes vis-à-vis du projet. Notre réunion nous a également permis de choisir les musiques qui seraient intégrées au clip.

Par ailleurs, Rémi m’a briefé sur les quelques modifications de scénario qui ont eu lieu lors du tournage. Je vous parlais de 3e écriture un peu plus tôt. En effet, on considère généralement l’écriture du scénario comme la 1ère écriture, le tournage comme la 2e et le montage vidéo comme la 3e. Entre ce qu’on écrit et ce qu’on filme, il y a souvent des changements.

Ici le tournage et le montage vidéo n’étant pas assurés par la même personne, il s’agissait de passer le relais. Il est nécessaire que le monteur et le réalisateur soient sur la même longueur d’onde pour garantir la cohérence du projet.

Impression écran de la ligne de temps de montage vidéo du clip réalisé à Toulouse.
Timeline de montage du clip « Qui va payer l’audition ? »

Montage vidéo cadencé et livraison du projet

Pour ce projet, nous avions une date limite : celle de la clôture des participations au concours. Le timing était serré et je n’avais que 35h pour monter et livrer le film, ce qui rendait encore plus indispensable le travail préparatoire.

Une fois que Rémi et Thomas sont partis, je me suis mis au travail. Le dérushage m’ayant permis de classer toutes les bonnes prises dans l’ordre, j’ai vite pu présenter « un ours » (montage brut) aux commanditaires.

Le challenge principal de ce clip a résidé dans le rythme. Le film ne devait pas faire plus de 2 minutes et ce n’est en montant que j’ai réalisé la quantité de plans tournés ! Il a parfois fallu couper, et réduire la durée de certains plan au minimum. Au final l’effet « clipé » ne s’en est porté de mieux. L’autre défi a été le son. En effet, il s’agissait de réaliser un design sonore oppressant et qui allait crescendo jusqu’à la rupture finale. Là où le couperet tombe. L’acouphène, le silence, le battement de cœur, puis la porte qui se referme sur notre protagoniste.

J’ai au total fait 3 versions du clip. A chaque fois, je faisais parvenir la nouvelle version à Rémi et Thomas pour recueillir leurs feedback. La précision des retours faits par Rémi a été cruciale. Un commanditaire qui sait ce qu’il veut : que rêver de plus ?

Une fois le clip terminé, j’ai envoyé la vidéo à l’INRS. Juste à temps pour qu’elle soit en lisse pour le concours annuel. Quelle sera la vidéo que les élèves présenteront l’année prochaine ? Mystère ! En attendant, le message est passé : protégez vos oreilles !

Photo portrait de laurent moussinac, auteur, réalisateur, producteur audiovisuel et vidéo à Toulouse. Laurent Moussinac

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Laurent Moussinac derrière la caméra, tournage, interview.
Derrière la caméra, photo de Julien Bedos.

L’interview : crédibiliser et rassurer votre audience

Vous avez un message à faire passer à votre audience et avez choisi la vidéo comme média ? Très bon choix. Une question se pose alors : faut-il ou non inclure de l’interview dans votre film ?

L’entretien dans un film d’entreprise se différencie sensiblement de l’entretien journalistique. Il s’agit davantage de recueillir un témoignage que d’enquêter sur des faits. Pour le spectateur c’est l’occasion de mettre un visage sur votre message. Pour vous, c’est un engagement moral fort, une affirmation de votre valeur ajoutée.

Qui mieux que vos clients pour convaincre vos prospects ? Que vos employés pour faire rêver les candidats ? Ou encore que vos investisseurs pour rassurer de nouveaux partenaires ?

Les bénéfices de l’interview sont multiples. Tantôt pédagogique, tantôt vectrice de confiance, tantôt charismatique, elle place l’humain au centre du message.

Essentielle à votre communication, l’interview devra s’intégrer à votre stratégie de communication vidéo. Sera-t-elle partie prenante de votre film ? Constituera-t-elle un média à part entière sur votre site internet ? Vous devrez répondre à ces questions avant de vous lancer dans la réalisation.

« A travers elle, vous envoyez de nombreux messages sur vos valeurs, votre éthique, votre capital sympathie… »

Les secrets d’une interview réussie

Préalablement à l’entretien, le client et le réalisateur doivent déterminer quels seront les objectifs. Quel message, quelle cible, quelle intention et quel ton.

Au moment de l’interview, la première règle est la mise en confiance. L’intervieweur et l’interviewé doivent être à l’aise. Pour cela on peut discuter en off avant le tournage, on peut aussi prévoir des questions légères en début d’entretien. Cette mise en condition est nécessaire pour que la parole soit libre et sincère.

Alternant questions ouvertes et fermés, l’intervieweur dirige l’entretien de manière à emmener le sujet sur tous les thèmes présentant un intérêt.  Le « QQOQCP » est une technique répandue pour faire le tour d’un thème : quoi, qui, où, quand, comment et pourquoi ? Les réponses à ces questions constituent le cœur de l’entretien.

En résumé :
• l’interview rassure, crédite et humanise
• s’intègre de différentes manière à votre stratégie vidéo
• répond à des objectifs précis à définir au préalable
• elle est fluide et sincère grâce des mécanismes maîtrisés

 

Photo portrait de laurent moussinac, auteur, réalisateur, producteur audiovisuel et vidéo à Toulouse. Laurent Moussinac

 

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Equipe technique installe matériel de prise de vue pour captation d'un film d'entreprise

Étape 1 : Le projet

Avant de vous lancer dans la réalisation d’un film pour votre entreprise, il est important de se poser quelques questions afin de définir vos objectif et de pouvoir choisir le format vidéo adapté à vos besoins.

Pourquoi ? Vous devez déterminer le but de votre vidéo. Il peut d’agir de promouvoir un produit, une marque, annoncer un événement, communiquer sur les valeurs de l’entreprise, montrer l’utilisation d’un produit…

Pour qui ? Savoir quelle est la cible de cette vidéo vous aidera à déterminer le ton, le registre de langue, ainsi que les canaux de diffusions adéquats.

Comment ? Il est primordial de savoir comment vous allez diffuser votre message en vidéo : réseaux sociaux, chaînes vidéo, page internet, cinéma, télévision…

Combien ? Il faut bien sûr que le budget de votre projet soit cohérent avec tous les autres points. Réaliser une vidéo et la diffuser peut constituer un coût élevé, parfois mal estimé par manque d’expérience. Demandez un devis à votre professionnel pour une meilleure estimation des coûts.

Quand ? Un tournage va vous demander du temps. Vous allez vous réunir plusieurs fois avec le réalisateur pour écrire votre film et préparer le tournage. C’est un temps que vous devez être prêt à prendre. Le tournage en soit peut aussi vous demander, à vous et à vos collaborateurs/trices, un important investissement en matière de temps.

Votre projet est prêt quand vous avez répondu à ces 5 questions.

Étape 2 : L’Écriture de votre film d’entreprise

L’écriture d’un scénario est une étape indispensable à la réussite de votre film. Elle peut être plus ou moins importante selon le type de vidéo que vous visez. Par exemple, un reportage événementiel suivra souvent une narration linéaire, assez simple à préparer, en revanche, un spot promotionnel demandera une écriture poussée.

Le réalisateur de votre film vous drivera dans ce processus en vous posant mille et une questions sur ce que vous souhaitez montrer à l’image. Il vous soumettra ensuite des propositions que vous pourrez retravailler ensemble.

Étape 3 : La Pré-production

Avant de tourner votre film d’entreprise, il faut préparer le tournage. Il s’agit alors d’organiser et d’anticiper tous les besoins nécessaires au bon déroulement de ce dernier.
Composer une équipe de tournage, choisir les intervenants ou acteurs de votre film, décider des lieux et dates de tournage, prévoir le matériel, les accessoires, les produits qui apparaissent dans le film… bref : verrouiller la check list pour que tout soit en place le jour du tournage.

 Étape 4 : Le Tournage

De la réussite des 3 étapes précédentes dépend la réussite du tournage de votre film d’entreprise !
C’est le moment décisif où les idées prennent forme. Timing, technique et talent seront les clefs d’un tournage bien mené.

Étape 5 : La Post-production

Montage vidéo, mixage son, étalonnage… Après le scénario et le tournage, on a coutume de dire que le montage constitue la troisième écriture d’un film. C’est cette étape qui va donner sa forme définitive à votre film d’entreprise. En règle générale, le montage donne lieu à une première version du film qui peut faire l’objet de modifications de la part du client.

Une fois ces 5 étapes réalisées, votre film d’entreprise est prêt !

Photo portrait de laurent moussinac, auteur, réalisateur, producteur audiovisuel et vidéo à Toulouse. Laurent Moussinac
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Les coulisses du tournage d’un court-métrage.

Carnet de tournage : Chef opérateur pour « Les Fleurs d’Adeline »

En février prenait fin le tournage du dernier moyen-métrage du réalisateur Catalan Jan Amor : « Les Fleurs d’Adeline ». Chef opérateur de cette production toulousaine, je vous raconte mon expérience.

 

En 2016, Jan Amor, jeune cinéaste Catalan, se lançait dans le tournage de son premier moyen-métrage « Les Fleurs d’Adeline », réalisé à Toulouse. Il s’agit d’une tragédie familiale où jeux psychologiques, meurtres et enquêtes tiennent en haleine le spectateur durant toute la durée du film.

Sur le tournage j’ai assuré le rôle de Chef opérateur pour la grande majorité des scènes tournées. Qu’est-ce que fait le Chef opérateur ? Et bien pour faire court c’est celui qui tient la caméra. Et pour faire long, c’est aussi celui qui va déterminer les valeurs de plans, c’est à dire le positionnement de la caméra, la composition du plan tourné. C’est aussi lui qui va réaliser les réglages de la caméra, assurer les travellings, et parfois il peut aussi s’occuper de la photographie.

Ici nous avions la chance de travailler avec une photographe qui coordonnait l’éclairage et l’habillage des plans.

Actrice studio en train de jouer dans court-métrage à Toulouse.
Actrice à l’oeuvre, photo de Julien Bedos.

Un travail de préparation avec le réalisateur et la directrice de photographie

Avant de tourner, nous nous sommes réunis tous les trois pour parler de l’esthétique et des valeurs de plans que Jan souhaitait pour son film. Il nous a laissé beaucoup de liberté dans les propositions et les choix esthétique, sa seule préoccupation étant  qu’ils répondent à ses intentions narrative.

Nous avons donc procédé à un important travail de préproduction en réalisant un découpage technique qui nous guiderait tout au long du tournage pour savoir où placer la caméra et quelle valeur de plan construire.

Opérateur, réalisateur, photographe derrière la caméra.
Derrière la caméra, photo de Julien Bedos.

De nombreux lieux de tournage

L’un des défis que posait d’emblée ce film était la multiplications des lieux de tournage. Nous avons au total tourné dans sept lieux différents ce qui est considérable pour un court ou un moyen métrage.

La journée qui a demandé le plus de préparation est sans doute celle où nous avons tourné dans les bois. C’était l’hiver et il nous fallait anticiper le froid, assurer l’autonomie énergétique pour nos instruments techniques, et faire en sorte que chaque membre de l’équipe soit en mesure de travailler malgré ces conditions.

Des bureaux, des salles de cours, des extérieurs, des salles de bains, des chambres, des salons… l’équipe image a du s’adapter à tout type d’environnements. L’enjeu : conserver une cohérence de lumière et de couleurs. Un enjeu réussi grâce à une savante coordination entre le chef électro, la directrice de photographie et le chef-op.

Laurent Moussinac derrière la caméra.
Laurent Moussinac par Julien Bedos.

Le plan séquence : la patte de Jan Amor

S’il y a une chose que je retiendrai du jeu de caméra de ce jeune réalisateur, ce sont les plans séquences. Jan adore répéter et répéter à nouveau les scènes jusqu’à ce que la chorégraphie entre ses acteurs et son équipe technique soit parfaite. Je retiens en particulier un plan séquence, tourné dans la chambre du protagoniste, Arnold, où la caméra tenait un rôle clef. En tant que chef opérateur, ces scènes sont aussi complexes qu’excitantes. La caméra devient acteur du film, elle se met en mouvement synchrone avec les acteurs. Ce plan est certainement l’un des plus aboutis du film, et il n’y a qu’un secret à sa réussite : répétition, répétition et répétition.

Réalisateur court-métrage toulouse.
Jan Amor par Julien Bedos.

Photo portrait de laurent moussinac, auteur, réalisateur, producteur audiovisuel et vidéo à Toulouse.Laurent Moussinac

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La vidéo d’entreprise au service de votre communication

Nous vivons une époque formidable : celle de l’image par tous et pour tous. Grâce à internet et aux réseaux sociaux, vous modelez et partagez les images qui font votre société, en ciblant au plus près votre audience. Réalisez vos vidéos d’entreprise et communiquez sur vos produits, vos valeurs, vos nouveautés, vos événements, vos succès ou vos projets de demain.

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